samedi 8 décembre 2012

sortie de décembre




Pour terminer l'année des sorties 2012 en beauté, nous vous proposons une visite des expositions du musée Réattu à Arles, le samedi 15 décembre.

On ne se lasse pas du musée Réattu, son architecture, ses perspectives sur le Rhône, son caractère bien trempé...

Dans cet écrin sont présentées et mises en scène, jusqu'à la fin de l'année, des pièces majeures provenant en large partie des collections du musée.
Une exposition où les œuvres de Jacques Réattu dialoguent avec celles d'artistes contemporains.        

Les nouvelles salles Picasso sont ouvertes depuis peu au public, elles passent de trois à sept avec une muséographie renouvelée.
Christain Lacroix est  co commissaire de l'exposition (avec Michèle Moutashar, conservatrice remarquable depuis de nombreuses années). On y voit bien sûr les dessins (une cinquantaine), gravures et les deux toiles de Picasso mais aussi des prêts qui rendent hommage ou interprètent son œuvre, et de somptueux costumes de scène créés par Christian Lacroix . 
 
Un an après l’anniversaire des 40 ans de cette donation et un an avant celui des 40 ans de la disparition de l’artiste, le musée donne un éclairage nouveau sur cette collection unique.
Invité de ce moment privilégié, Christian Lacroix fait son retour au musée 4 ans après son grand opéra de 2008. Il évoquait alors le tournant décisif que fut pour lui la découverte des œuvres du maître lors de l’exposition de 1957 et plaçait quelques robes couture dans les salles de la donation. Cette année, c’est dans son rôle de costumier qu’il revient sur cette « rampe de lancement », en investissant les salles Picasso dotées d’un tout nouveau parcours conçu par le musée. Il y met en scène quelques-unes de ses plus belles créations pour le théâtre ou le ballet, qui disent, mezzo-voce ou fortissimo, l’humble tribut qu’il rend aux figures incontournables de l’univers picassien : version Siècle d’or de la peinture espagnole et de Velázquez, mais aussi version corrida, avec quelques habits de toreros. Le point d’orgue de cette partition, nécessairement magistral, a lieu dans la chapelle...














Visite commentée par un/une médiateur/médiatrice du musée le samedi 15 décembre à 14h30.


Départ de Boulbon -place Gilles Léontin- à 13h45 précises.

Participation par adhérent 3€.
Inscription jusqu'au jeudi 13 décembre.
Groupe jusqu'à 30 personnes.

lundi 22 octobre 2012

Boulbon Sépia


A l'occasion de la manifestation HISTOIRES D'ARBRES organisée par l'association Boulbon à l'Encre Sympathique les 6 et 7 octobre dernier, nous avons "ressorti" et scanné des reproductions de cartes postales anciennes ayant pour sujet Boulbon. Une exposition intitulée "avec ou sans arbres" a été improvisée sur la place Gilles Léontin.


 
Cette série pourrait s'appeler "permanences et mutations", la voici...




Prochaine sortie à Collias

La randonnée de l'Ermitage prévue en mai et reportée pour cause d'orages, aura lieu le dimanche 28 octobre prochain.

Accueil par l'association Les Amis du Patrimoine de Collias à 14h sur la place du Marché.
Départ vers l'ermitage . Compter une heure de marche - visite du site et de la chapelle - retour.

Départ de Boulbon (place Gilles Léontin) à 13h15.
Participation par adhérent, 1€.
Inscription jusqu'au mercredi 24 octobre.
Groupe jusqu'à 25 personnes.

 
Situé sur la rive gauche du Gardon, Collias devrait son origine aux Grecs. Les occupants successifs ont laissé des traces dans ce village : occupation des grottes au paléolithique, traces romaines puis païennes et paléochrétiennes dans le site classé de l’Ermitage.
Accès par un sentier pédestre boisé de 2 km à la Combe de l'Ermitage de Notre Dame de Laval, chapelle romane édifiée sur l'emplacement d'un temple païen.

chapelle ntre dame de lavalsite ermitagesite ermitage 2

lundi 17 septembre 2012

Randonnée "Paysages et Patrimoines"

Pour ceux qui souhaitent faire/refaire la randonnée dans la Montagnette proposée par l'association à l'occasion des Journées du Patrimoine, voici quelques informations générales. 
Traversée du vieux Boulbon => chapelle Saint-Marcellin => moulin Bonnet => chapelle Saint-Julien => croix Saint-Julien  => retour à Boulbon par le vallon de Babeau et le vallat de la Font.
Une carte précise vous sera adressée sur demande à l'adresse mail amisduvieuxboulbon@gmail.com.

dimanche 9 septembre 2012

programme des Journées du Patrimoine à Boulbon

JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE
SAMEDI 15 ET DIMANCHE16 SEPTEMBRE 2012


CIRCUIT N° 1

VISITE DU VILLAGE ET DE SES MONUMENTS

Le dimanche 16 septembre 2012 à 14H30
Point de rendez-vous place Gilles Léontin
Durée environ 2H
L’oratoire Saint-Christophe, les abords du château féodal, l’église Sainte-Anne, la chapelle Saint-Marcellin.
Hormis ces grandes étapes, c’est le village lui-même que l’on découvre : ses parties de remparts encore existantes, ses portes fortifiées et tours de défense ainsi que ses rues typiques.
Renseignements et inscriptions 04.90.43.90.92

CIRCUIT N° 2
RANDONNEE PAYSAGES ET PATRIMOINE
(sauf interdiction préfectorale d'accès au massif)

Le dimanche 16 Septembre 2012 à 10H
Balade-randonnée dans la Montagnette
Départ place Gilles Léontin
Sur réservation au 04 90 43 91 85.
Durée : journée

Randonnée dans la Montagnette sur sentiers et pistes, permettant de découvrir les monuments situés à l’extérieur du village tels que les abords du château, la source captée au XIVè siècle pour l’alimentation du château, le Moulin Bonnet (XVIIIè s.), la chapelle Saint-Julien (XIIè s. classée) et la croix Saint-Julien (XIVè s. classée), ainsi que des sites naturels ou façonnés par l’homme (anciennes cultures d’oliviers en terrasses,…).

Prévoir pique-nique et boissons.
Bonne condition physique nécessaire, chaussures de marche recommandées.

 Pendant ces deux journées

Visite libre de la chapelle Saint-Marcellin de 14h30 à 17h30.

Visite commentée, en continu, du moulin BONNET de 14h30 à 17h30.


mardi 3 avril 2012

Le château de Boulbon





LE CHÂTEAU DE BOULBON

XIème – XVIIème siècle




Ce vaisseau de pierre qui domine le village, lui donnant un caractère exceptionnel, témoigne de dix siècles d'histoire, histoire de Boulbon étroitement imbriquée dans l'histoire complexe et mouvementée de la Provence.
Ne dit-on pas que le château de Boulbon est une sentinelle avancée sur les marches du comté de Provence!

Les grandes étapes de la construction se sont succédé entre le XIème et le XVIIème siècle.
La forteresse de l'époque médiévale, une fois perdue toute fonction défensive, s'est peu à peu transformée en demeure de plaisir et de prestige, évolution favorisée par la présence de l'eau, dès le XVème siècle, grâce au captage d'une source située non loin dans la Montagnette.

Or, les vestiges imposants que nous voyons aujourd'hui sont le résultat de ces transformations architectoniques.
L'ensemble, bien que dégradé, est très cohérent et permet de lire les périodes successives de construction, les différents modes d'utilisation et d'occupation.

Cet état de fait confère au château de Boulbon un intérêt patrimonial inestimable, dépassant largement le cadre local.

Son intérêt culturel est tout aussi remarquable car au-delà de ses qualités propres, le monument s'inscrit dans un site, un paysage des plus intéressants et singuliers.

Le château de Boulbon a été le « décor » incontournable et prestigieux d'importants événements festifs et culturels.

Sa position autrefois stratégique, dominant la plaine du Rhône, en fait aujourd'hui une attraction pour les amoureux de nature (randonneurs dans la Montagnette) et les passionnés de lieux authentiques et de "vieilles pierres", traces et témoignages du passé suscitant des  réflexions porteuses d'avenir.  

L'image du village de Boulbon, blotti au pied de ces ruines magnifiques, est plus qu'un paysage, c'est une histoire millénaire.

Ce patrimoine révèle aujourd'hui, plus que jamais, son incomparable richesse et sa grande fragilité.


UN PARCOURS PHOTOGRAPHIQUE

AUTOUR DU CHÂTEAU

Vue est-ouest, entre Montagnette et plaine du Rhône. 
Le donjon XIèmeS. enserré dans la courtine XIIIèmeS. 
agrippée au rocher et les extensions 
des jardins XVIIèmeS. au sud. 
 



Vue nord-ouest, le château, et en contrebas une des deux lignes 
de fortifications enserrant la partie haute du village dont les 
maisons sont aujourd'hui reconstruites.

Au pied du château, côté est : face à la falaise, 
un site unique et grandiose.

L'entrée au nord.

Vue sur l'éperon rocheux d'où surgit la courtine et 
son découpage de corbeaux, vestiges des mâchicoulis.
Cette entrée a été aménagée au XVIIème siècle, nécessitant 
des travaux de terrassement colossaux.

C'est également de ce côté que l'eau de la source, 
acheminée dans des tuyaux de terre cuite vernissée, 
arrivait et était distribuée à l'intérieur de la forteresse.

En surplomb, toujours côté nord.

Au premier plan , l'entrée XVIIème S., les vestiges 
des écuries et du bastion XVème siècle, réaménagé 
dans le courant du XVIIème siècle.

Au second plan, la courtine qui épouse étroitement 
le rocher et donne sa silhouette si caractéristique au château.

En fond, le rocher d'où la pierre tout venant a été extraite 
pour la construction de la forteresse.

Dans le haut village, même si le château disparaît parfois derrière les 
constructions ou la végétation, sa présence est toujours ressentie.


QUELQUES ÉLÉMENTS ARCHITECTURAUX REMARQUABLES 



Détail du mur de soutènement de la terrasse du château.

Au début du XVème siècle, un nouveau logis des 
seigneurs a été construit, et avec lui, l'imposante terrasse 
que l'on voit à l'ouest, côté village.
Détail des plaques décorées de motif trilobé (XIVème siècle) 
sur les corbeaux des mâchicoulis aujourd'hui disparus.
Détail de la taille des corbeaux d'angle

À L'INTÉRIEUR DU CHÂTEAU

Au pied du donjon (à droite) qui consiste en une tour rectangulaire 
formée de quatre niveaux.
Il s'agit de la partie la plus ancienne du château
 dont la construction peut remonter au XIème S.
Entrée dans la partie haute du donjon.

  
LES JARDINS

Vue depuis l'un des jardins au sud, crées au XVIIème siècle.
Sont encore visibles les vestiges : d'un escalier à double révolution, 
un buffet d'eau, un décor de rocailles et de la base d'une fontaine. 
 
Décor de rocailles, détail.



DEPUIS LA TERRASSE DU CHÂTEAU


Des vues imprenables sur le village, la plaine de Boulbon,
 le Rhône et des sites sur la rive droite du Rhône comme 
le château de Beaucaire, l'abbaye troglodytique Saint-Roman...
 ou la cheminée de la centrale thermique d'Aramon, 
note contemporaine dans le paysage.

 OMNIPRÉSENCE 

Mise en lumières lors des journées ROUGE organisées par 
l'association culturelle Boulbon à l'Encre Sympathique - octobre 2011

vendredi 2 mars 2012

Le Retable de Boulbon

A propos du Retable de Boulbon...  
     "Le musée du Louvre conserve, depuis un don fait en 1904, une œuvre intense, énigmatique, étonnante de silence et d'austérité. " François Boespflug, auteur de "La Trinité dans l'Art d'Occident (1400-1460)".



Dans la chapelle Saint-Marcellin, se trouve une reproduction photographique. 
L'original (172cm x 228cm) est exposé au musée du Louvre.

Le Retable de Boulbon a été peint vers 1450 ; l'artiste reste, à ce jour, inconnu.
Il est contemporain du Couronnement de la Vierge (1453-1454, musée Pierre de Luxembourg, Villeneuve-lès-Avignon) et de la Pietà de Villeneuve-lès-Avignon (autour de 1455, musée du Louvre) d'Enguerrand Quarton.

Exécuté à l'origine pour l'église Saint-Agricol d'Avignon, il aurait été donné par le chapitre Saint-Agricol (fondé par le pape Jean XXII en 1316) à Saint-Marcellin de Boulbon vers 1537/1539. (Le prieuré Saint-Marcellin fut uni à Saint-Agricol en 1456).
Il fut placé derrière l'autel de Saint-Marcellin, alors église paroissiale du village.
Il est signalé dans les archives des visites pastorales: "1655: Chapelle de saint Marcellin; le mestre autel est orné d'un fort ancien et assez beau tableau ..."
En 1882 il est transféré dans la sacristie de la nouvelle église Saint-Joseph construite en 1875. Très abimé, le bois sur lequel il était peint étant vermoulu et la paroisse ne pouvant le faire restaurer, il est vendu en 1905 pour la somme de cinq mille francs or.
En 1923 il est transposé du bois sur toile avant d'être exposé à une place d'honneur parmi les Primitifs provençaux. 

Le tableau représente le donateur agenouillé (commanditaire de l'œuvre), Jean de Montagnac, chanoine de Saint-Agricol, présenté par l'évêque saint Agricol à la Sainte Trinité. 



 


Une colombe, symbole de l'Esprit Saint, relie Dieu, dont la figure apparaît dans une fenêtre, et le Christ, au centre, debout dans son cercueil, les mains jointes. Le Christ porte les marques de la Crucifixion.


La représentation de la Sainte Trinité, où l'Esprit procède à l'égalité du Père et du Fils, rappelle la doctrine du Crédo latin, soulignée par les paroles issues de la bouche de saint Agricol: telle est notre foi.
La droite est occupée par les instruments de la Passion.

Ainsi, le Christ partage le retable en deux parties qui s'opposent : à sa gauche un monde de souffrances et de ténèbres, à sa droite la vie et la lumière.

A une certaine époque on a ajouté, à côté de l'évêque les armes du chapitre Saint-Agricol (cigogne d'argent tenant dans son bec un serpent), le nom de saint Agricol et les armes du pape Jean XXII. 


Une analyse poussée de l'iconographie du tableau montre qu'à travers les instruments représentés, le Retable illustre l'entière Rédemption : Incarnation, Passion, Glorification.

D'après Félicien Betton et Pierre Fanchini



mercredi 29 février 2012

Le moulin Bonnet

        
            

Généralités




Le moulin Bonnet a été construit en 1776 (1). 
On pense, sans avoir de date précise, qu'il s'est arrêté de fonctionner au début du XIXème siècle, 
avec l'apparition des machines à vapeur.

Il a été restauré en 2002 dans le cadre du PIDAF de la Montagnette (2), et la commune de Boulbon 
à qui il appartient, en a donné la gestion à l'association des Amis du Vieux Boulbon.
Au moment de sa restauration, il ne restait plus que la tour cylindrique et les meules.
Il a été restauré à l’identique (3) et est opérationnel. 
Un mistral à 50-60km/h est idéal pour sa mise en route.

mécanisme avant pose de la toiture
Le bois utilisé pour la charpente et la " mécanique " est du chêne. 
Le toit est constitué de lattes de cèdre rouge (red cedar).

Au rez-de-chaussée
  • Photographies retraçant les différentes étapes de la restauration.
  • Levier permettant le serrage des meules (voir dans « étage => mécanisme »)
  • Renfoncement dans la maçonnerie où se trouvait le « bluttoir » permettant de tamiser la farine.

A l'étage
- Le mécanisme comporte deux meules (4) :


    • La meule inférieure fixe (meule "gisante" ou "dormante").
    • La meule supérieure (meule "tournante" ou "travaillante"). On peut faire monter ou descendre cette meule à l’aide d’un levier commandé par un volant. Cette possibilité permet de freiner la meule.
- Pour fonctionner les ailes doivent être entoilées. 

 
- Lorsque les ailes tournent, elles entraînent une grande roue dentée (le " rouet "). La rotation se transmet à la meule " tournante " par un engrenage (la " lanterne "). 




 
- Les deux faces en regard des meules sont striées. Ces stries, qui sont légèrement en obliques les unes par rapport aux autres, permettent par effet de ciseaux de pré-écraser les grains avant qu’ils ne soient moulus.
- L’axe reliant la " lanterne " à la " tournante " a une section carrée. L’axe sert ainsi de came et fait battre " l’auget " ce qui permet de faire tomber petit à petit le grain contenu dans la trémie au centre de la " tournante ".
- Les grains moulus sortent à la périphérie des meules et sont contenus par le bâti en bois entourant l’ensemble. Une lame métallique fixée sur la face latérale de la " tournante " pousse devant elle la farine produite et à son passage devant une ouverture dans le bâti, la farine, tombe dans un sac.


- L’axe central sur lequel sont fixés les ailes et le rouet repose sur deux paliers. Le palier le plus sollicité donc le plus soumis à l’usure est celui qui est près des ailes. Pour éviter que le bois de l’axe ne s’use trop vite, ce palier est constitué d’un bloc de marbre reposant sur un lit de sable pour diminuer les vibrations. L’autre palier, supportant un poids moindre est en bois.
- Le moulin devant fonctionner pour un vent de direction quelconque, on peut faire pivoter l’ensemble toit et ailes qui reposent sur le corps du moulin par l’intermédiaire de cylindres métalliques fixes (souci d’authenticité). Le toit pesant sept tonnes et la manœuvre se faisant manuellement, l’opération est laborieuse !

Notes
(1) Acte relatant sa construction dans les archives de Boulbon : " …construction d’un moulin à vent au lieu dit la sainte croix par Jean Braye et vendu à Antoine Bonnet … " 
La date de 1748 sur la "tournante" évoque une meule de réemploi. Son origine est inconnue.


(2) PIDAF : Plan Intercommunal de Débroussaillement et Aménagement Forestier.
(3) Restauration à partir des plans des moulins provençaux de l’époque. Il n’y a aucun roulement à billes. Tous les frottements se font bois sur bois, fer ou pierre (abondamment graissé !)
(4) Ces meules, monobloc, sont en mollasse, mélange de grès et de calcaire et pèsent environ deux tonnes chacune.



Ouverture et visite commentée par les meuniers chaque deuxième et quatrième samedi du mois de 14h à 17h. (Hors période estivale).
Sur rendez-vous pour les groupes.